WWW #14 – Never Say Never – Texte #3

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L’Effet surprise

Texte original écrit par B.

Mot de l’auteur

« Toujours » et « jamais » sont des mots que l’on devrait évacuer de notre lexique, ou tout du moins prononcer avec parcimonie. Nous vivons dans le moment et autant que nous pouvons imaginer et projeter notre avenir, rien n’y est jamais arrêté, avec force, entériné. Tout peut arriver.

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Pour illustrer cette idée, je vais vous conter des moments des vies de Marisa, Johan, Camille et Benjamin. Ses quatre êtres aux destinées croisées sont le reflet de nos vies à la fois liées et désarticulées. Comme eux, nous n’avons de cesse de nous redéfinir à chaque virage amorcé au sein de parcours de vie qui ne font qu’ondoyer.

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Chapitre 1 – Benjamin et Camille

Benjamin était fiancé à Camille, une professeur de lettres extravagante et passionnée, qui voulait avoir des enfants et s’acheter une maison en banlieue. Cette pensée donnait des sueurs froides à Benjamin. Il aimait Camille, il en était persuadé mais l’idée de se marier, de s’installer, provoquait chez lui des crises de panique incontrôlables. Quand ils se promenaient pour prospecter, au cœur du quartier de l’Ermitage à Versailles, il était chaque fois obligé de dénouer sa cravate, tant il avait peine à respirer. Tous ces couples dans leurs propriétés bien rangées, tous ces bambins qui leur courraient dans les pattes. Il ne se sentait pas prêt. Il n’osait pas le dire à Camille. Elle s’était déjà montrée tellement patiente. Il ne savait pas comment elle réagirait, si il osait repousser encore ses projets d’une année ou deux, ou dix…

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Chapitre 2 – Marisa

Marisa était bibliothécaire à plein temps, une amoureuse des lettres et des livres. Une véritable passionnée. A ses heures perdues, elle animait des rendez-vous lecture dans la bibliothèque associative du quartier de l’Arlequin pour sensibiliser les jeunes à cet art qu’ils n’approchaient plus. Elle organisait aussi des ateliers d’écriture pour adultes et d’autres pour des adolescents en collaboration avec les collèges et lycées du coin. Elle faisait tout ça bénévolement. C’était sa passion, elle aimait la partager. Elle avait passé sa vie à s’occuper des autres et avait délaissé sa vie personnelle. Elle était tellement comblée par ses actions, qu’elle n’avait pas pris de le temps de créer des liens intimes. Elle se disait que ce qui devait arriver, arriverait. Elle considérait déjà qu’elle était privilégiée, puisque que son existence avait un impact positif sur le monde autour d’elle. Seulement voilà, depuis quelques mois, rien ne semblait l’apaiser, elle se mettait à pleurer pour un oui ou pour un non. Elle ne se reconnaissait plus.

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Chapitre 3 – Benjamin

Alors qu’il recevait des clients potentiels pour discuter d’un projet colossal de financement privé, Benjamin fut pris de douleurs violentes du côté gauche. Il sentit des picotements dans son bras, puis fut assailli d’une douleur si vive qu’il perdit connaissance. L’instant d’après, il se réveilla dans une chambre d’hôpital. Une perfusion était piquée dans son bras droit. Des électrodes fixées sur son torse transmettaient les battements de son cœur à une machine émettant des bruits aigus et tellement désagréables, que n’importe qui deviendrait fou si il était forcé des les entendre plus d’une demi-journée. Il appuya sur le bouton prévu à cet effet pour faire venir une infirmière.

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Chapitre 4 – Les Parents de Benjamin et Camille

Benjamin et Camille avaient grandi ensemble. Ils avaient grandi dans ce quartier de l’Ermitage que Camille affectionnait tant. Leurs parents étaient amis et voisins. A leur retraite, ils avaient décidé de changer d’air et avaient vendu tous leurs biens immobiliers parisiens pour s’offrir une villa qu’ils partageraient, à Ramatuelle dans le golfe de Saint Tropez. Quand au reste de leurs économies de toute une vie, ils avaient décidé de l’investir dans tous ces voyages qu’ils n’avaient pas faits lorsqu’ils travaillaient. Leur retraite leur permettait de faire page neuve sur leur avenir et ils comptaient bien en profiter.

***

Chapitre 5- Benjamin et Camille

Le départ de leurs parents avait fragilisé le quotidien bien rangé de Benjamin et Camille. Au lieu des grands dîners de familles qui rassemblaient tant de monde et des après-midis au parc avec toute la bonne humeur de leurs aînés et de toutes les amitiés qu’ils avaient tissées, ils se retrouvaient dans le silence de leurs quatre murs avec pour seules distractions leurs deux visages. Ils se redécouvraient et rien ne leur venait naturellement. Tout leur semblait ritualisé, calculé, maladroit. Ils ne parvenaient pas à trouver un nouvel équilibre sans le regard validant de leurs parents.

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Chapitre 6 – Camille 

Camille investissait tout son temps et son énergie dans le remodelage de leur quotidien, dans la redéfinition de leur couple. Elle sentait bien que quelque chose se passait dans la tête de Benjamin, mais elle ne comprenait pas quoi. Cette compulsion qu’elle avait à tout contrôler pour se rassurer, commençait à peser sur son moral à elle aussi. Elle se sentait épuisée. Elle organisait des activités, des visites de musées, des ballades insolites, des repas avec des collègues et des amis, une ou deux soirées romantiques avec son aimé. Rien n’y faisait. La situation lui échappait. Benjamin ne retrouvait pas le sourire. Elle avait bien essayé de lui parler, de le pousser à se confier à elle. Il restait vague, lui disant que tout allait bien au fond, qu’il ne comprenait pas pourquoi il se sentait comme ça.

***

Chapitre 7 – Benjamin

Depuis que ses parents étaient partis, Benjamin avait l’impression qu’un voile s’était levé sur sa vie. Leur départ avait tout remis en cause. Tout ce qui constituait son quotidien avait brusquement changé de perspective, privé du spectre du regard de ses parents, il n’avait plus de système de guidage automatique pour encadrer ses choix. C’était à lui de décider. Il n’était plus certain de rien. Il se sentait étouffer. Malheureux. Comme un robot prisonnier de protocoles datés et inadaptés à son nouvel environnement. Quelque chose lui manquait mais il n’arrivait pas à savoir quoi. Chaque vendredi soir, il sortait avec ses collègues de travail et noyait son impuissance dans l’alcool. Ça ne lui ressemblait pas. Il n’en avait jusqu’alors pas ressenti le besoin, ni même l’attrait. Jusqu’au soir où son collègue Paul lui avait soutenu que ça l’aiderait à se détendre et qu’au petit matin tout lui apparaitrait plus clairement.

***

Chapitre 8 – Benjamin

Benjamin avait pris un abonnement à la salle de gym qui se trouvait à deux pas de son bureau pour évacuer la frustration qui grandissait en lui. Il ne comprenait pas ses nouvelles sautes d’humeur en compagnie de celle qu’il appelait sa moitié. Quand Camille ouvrait la bouche pour parler, ça l’énervait. Ses parents n’étaient plus là pour valider le bien-fondé des paroles de sa fiancée, et tout à coup il avait réalisé que rien de ce qu’elle disait ne lui ressemblait. Il ne se reconnaissait plus dans leur couple, dans les idées de la femme qui partageait sa vie. Il se sentait coupable de ce rejet tardif de la partenaire qu’il avait choisie, et se forçait à tout faire pour se rattraper. Il espérait qu’à force de se répéter qu’il l’aimait, qu’elle était sa destinée, il allait finir par s’en convaincre.

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Chapitre 9 – Benjamin et Camille

Un jour Camille et Benjamin furent invités à passer une soirée au Corcoran, un pub Irlandais dans le quartier de la Bastille. C’était un jeudi soir. Benjamin avait l’air d’un hipster endimanché, avec son costume trois pièces et sa barbe folle. Camille, quant à elle, était resplendissante. Elle avait décidé qu’elle allait demander Benjamin en mariage ce soir là. Ça faisait un an qu’ils étaient fiancés et dix ans qu’ils habitaient ensemble. Elle en avait discuté avec ses amies et toutes sauf une étaient tombées d’accord sur cette idée. Après tout Benjamin se montrait tellement attentionné ces derniers temps, plus qu’il ne l’avait jamais été à son égard. C’était un signe du destin. Cela ne faisait aucun doute. C’était ce soir ou jamais. Elle avait préparé tout un numéro – flash mob style. Presque tous les gens présents à la soirée étaient complices.

***

Chapitre 10 – Benjamin

Benjamin avait une âme de musicien. Lorsque Camille était tombée amoureuse de lui au lycée, il jouait dans un groupe de rock métal avec quelques amis. Il avait du talent, mais il ne s’était jamais pris au sérieux. Il ne vivait plus son art. Il ne pratiquait même plus du tout. Sa guitare électrique avait dû être débarrassée par ses parents lorsqu’ils avaient déménagé. Benjamin leur avait donné le feu vert pour bazarder tous les vestiges de son passé d’écolier. Ses goûts musicaux avaient évolué. A présent, il aimait la musique country, la folk et les musiques celtiques. Il aimait la ferveur de ces artistes indépendants et engagés. L’honnêteté, la force de leurs paroles, l’énergie des rythmes, et la nostalgie des mélodies.

***

Chapitre 11 – Benjamin

Après quelques heures passées dans le pub ce soir-là, Benjamin se sentait libéré. C’était comme une révélation. Il observait avec envie et admiration le groupe de quadragénaires qui jouait avec l’énergie des années adolescentes, le sourire étendu jusqu’aux oreilles et cette joie de vivre contagieuse. C’était ce qui lui manquait. La musique le lui avait apporté quand il était lui même au lycée. La vie et ses tournants le lui avaient fait perdre de vue. La musique lui manquait. A la pause, il était allé parler aux membres du groupe. Il leur avait demandé depuis quand ils jouaient. Si ils répétaient souvent. Si ils composaient leur propre musique. Si ils connaissaient un groupe qui recherchait un guitariste. A cette dernière question, ils avaient répondu que non mais ils l’encourageaient à suivre son élan. La musique faisait partie d’eux pour le meilleur, c’était évident. Ils souhaitaient ce bonheur à tout le monde. Ils avaient échangé leurs contacts pour se tenir au courant, peut être qu’une opportunité se présenterait.

***

Chapitre 12 – Benjamin et Camille

A minuit pile, le pub se tut et s’anima de cris, de danse et d’énergie, d’une force retrouvée. Tout le monde se leva autour de Benjamin et Camille se rapprocha. Elle attrapa le micro et se mit à chanter:

«It’s complicated, it always is, that’s just the way it goes

Feels like I’ve waited so long for this, I wonder if it shows?

Head under water now I can breathe, it never felt so good.

Cause I can feel it coming over me I wouldn’t stop it if I could

When love takes over, yeah

You know you can’t deny

When love takes over, yeah

Cause something’s here tonight. »

© David Guetta & Kelly Rowland When Love Takes Over

Les musiciens aussi étaient complices de l’événement, interprétant la chanson tout en acoustique. Une fois la dernière note jouée, Camille mit un genou à terre devant Benjamin. Elle réitéra sa promesse d’amour et de fidélité et lui demanda de la suivre à San Francisco, la ville de leur premier voyage en amoureux, la ville où tout les deux rêvaient de retourner. Elle voulait qu’ils y aillent la semaine suivante pour se marier. Camille avait appelé le patron de Benjamin.  Lui-même d’une âme romantique, ce dernier n’avait vu aucun inconvénient à lui accorder cette prise de congé singulière. Benjamin avait des jours à rattraper. Pris dans l’euphorie du moment, Benjamin accepta et serra sa fiancée renouvelée dans ses bras.

***

Chapitre 13 – Benjamin et Camille

A peine rentrés de leur voyage de noces, Benjamin se sentait dépassé. Prisonnier de la situation. Il en parla à Camille qui fut brisée par la révélation. Elle s’était persuadée que tout ça était derrière eux, que ça n’avait été qu’une mauvaise étape à passer. Un passage obligé qui n’était qu’une conséquence du départ de leurs parents. Toutes ces révélations la pétrifiaient. Elle ne pouvait arrêter ses larmes de couler. Benjamin tenta de la réconforter, mais elle le repoussa. Elle l’enjoignit à ne pas la toucher. Elle aussi avait besoin de respirer. Les bras de son aimé avaient la douceur du réconfort et l’amertume d’un vinaigre empoisonné. Il lui avait menti. Deux semaines plus tôt ils s’étaient unis pour la vie, et la veille même, il lui avait murmuré des mots d’amour. Il lui avait dit qu’il l’aimait. Après tout ce qu’ils venaient de vivre, tous les plans qu’ils avaient échafaudés, il avait décidé que c’était le meilleur moment pour la quitter? Elle ne le comprenait pas. Benjamin proposa d’aller passer la nuit chez son collègue pour ne pas lui imposer sa présence. Camille refusa. Il lui devait des explications. Il ne pouvait pas partir comme ça.

***

Chapitre 14 – Benjamin

Un mois plus tard, Benjamin demanda sa mutation pour Lyon et partit. La présence de Camille lui manquait à présent qu’il l’avait quittée, mais pas leur vie bien rangée. Il avait besoin de ce nouveau départ. Peu lui importait ce que ses lendemains lui réservaient, il s’était résolu à entamer une nouvelle vie. Il prit le temps de se faire d’autres amis, d’établir sa présence dans l’entreprise qu’il venait d’intégrer. Pendant des années encore, il mit ses rêves de côté et se contenta du quotidien, comme il l’avait fait quand il était avec Camille. Loin d’elle rien n’avait changé. Libéré de sa présence, il était toujours prisonnier de son style de vie. Prisonnier de ses habitudes. Attaché à la coquille de confort apparent qu’il s’était forgée.

***

Chapitre 15 – Benjamin

Depuis l’âge de vingt-deux ans, Benjamin exerçait le métier de banquier. Il avait mis de l’argent de côté – beaucoup d’argent de côté – jusqu’à ce qu’il finisse par s’apercevoir que toutes ces devises amassées ne pouvaient combler le vide qu’il ressentait depuis qu’il avait mis sa passion de côté. Vide qui s’était vu amplifié, lorsqu’il avait pris la décision de quitter sa fiancée. Benjamin sentait qu’il n’avait plus rien à perdre. Alors, à trente-cinq ans, après l’avoir longtemps contemplé, il avait tout laissé tomber. Il avait vendu son appartement Lyonnais, laissé sa vie de divorcé bien rangée. Il avait dit au revoir à ses amis et s’était lancé à cœur ouvert et plein d’espoir désespéré dans une vie nomade. Son sac à dos quetchua fourni de quelques changes, d’un sac de couchage et d’un tapis, d’un nécessaire de toilette, d’une gourde métallique qu’il remplissait à chaque passage près d’une fontaine d’eau potable. Ses papiers d’identité et sa carte de crédit étaient tout ce qu’il emportait de sa vie d’avant. Sa guitare était tout ce dont il avait besoin pour se lancer dans ce chapitre qu’il rêvait agité.

***

Chapitre 16 – Benjamin et Marisa

C’est alors que Benjamin rencontra Marisa. Cette dernière l’hébergea quelques jours alors qu’il avait besoin d’un logement avant qu’un avion ne l’emporte pour le Texas. Il avait obtenu un visa de vacances pour quelques mois. Il comptait apprendre la country sur le tas et rêvait de passer ses journées à ne faire rien d’autre que sonner les cordes de son instrument. Il raconta son histoire à la quadragénaire qui en eut le cœur brisé pour Camille. Elle lui demanda si il avait eu des nouvelles de la jeune femme qu’il avait quittée.

« Pas directement, mais elle est fiancée apparemment, avec un des musiciens lui aussi séparé. »

***

Chapitre 17 – Camille et Johan

Johan était chanteur. C’était la voix du groupe à qui Benjamin avait laissé sa carte de visite au Corcoran, le soir de la demande en mariage de Camille. Quelques mois plus tard, Johan avait cherché à le contacter. En effet un poste de guitariste s’était libéré dans un groupe qu’il connaissait. Ils recherchaient un amateur prêt à investir des heures sans être payé, et Benjamin lui avait semblé intéressé. Le numéro de portable qui figurait sur la carte était déconnecté. Il s’était donc emparé de son nom de famille “Girard” et l’avait cherché dans l’annuaire. Il tomba sur le numéro de fixe du couple. Camille décrocha. Quand elle entendit la nouvelle, elle éclata en sanglots. Son interlocuteur pris de court tenta de savoir ce qui lui arrivait. Comme il ne supportait pas de se trouver impuissant face aux larmes d’une femme, il lui proposa une rencontre dans un café si elle avait besoin de se confier. Il y avait quelque chose de rassurant dans le timbre de voix de Johan. En temps normal, Camille n’aurait jamais accepté de rencontrer un inconnu pour se livrer, mais dans ce cas précis, sauter le pas dépendait de sa survie. Elle avait besoin d’évacuer le poids de cette relation passée qui pesait sur son cœur.

***

Chapitre 18 – Johan

Johan s’était mis en couple à trente-cinq ans. Il avait vécu trois ans avec une jolie femme qui n’avait d’yeux que pour lui. Un an après leur rencontre, elle était tombée enceinte. Johan se sentait prêt à être papa. Il accueillit donc la petite Dahlia avec tout l’amour qu’un père doit à sa fille. Il l’aimait de tout son coeur. Sa concubine, Lina, voulait absolument qu’ils se marient pour toutes sortes de raisons qui ne parlaient pas à Johan. Il ne supportait pas cette idée. Il avait vu trop de couples autour de lui flétrir des suites de cet engagement. Il répétait à Lina qu’il espérait que la promesse de son amour renouvelée chaque jour lui suffirait. Un partie de lui ne voulait pas courir le risque qu’ils se confortent dans une vie acquise. Il ne voulait pas qu’ils oublient de se séduire chaque jour une fois leur union estampillée. Ce qu’il ne disait pas à sa compagne, c’est qu’il préférait garder des comptes séparés car il ne faisait pas confiance à sa gestion de l’argent. Il ne voulaient pas qu’ils se retrouvent sans argent pour financer les études de Dahlia. Il voulait le meilleur pour sa fille.

***

(à suivre)

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4 thoughts on “WWW #14 – Never Say Never – Texte #3

  1. Génial ! J’adore la finesse de l’analyse psychologique des personnages ! Pour moi, tu as réussi un coup de maître en la réalisant sans pour autant rompre la force et la magie d’un récit qui font que l’on s’identifie aux personnages !!! En plus, l’histoire parait plus que plausible ; les évènement auraient très bien pu se passer dans la vie “réelle”. Encore bravo ! J’attends la suite avec impatience !

    Liked by 1 person

    1. Merci 🙂 Ton commentaire m’offre un grand sourire. Je suis contente d’obtenir ta validation. Merci pour cette critique généreuse. J’espère que la suite répondra à tes attentes. Je me suis appuyée sur des vrais moments. J’ai parsemé l’intrigue de bribes de réalité que j’ai pu observer dans mes relations et dans celles qui se sont déroulées autour de moi. C’est peut être pour ça que tu y vois tant de plausibilité 🙂 Merci encore pour ton enthousiasme.

      Liked by 1 person

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